Teddy Riner est définitivement entré dimanche, à 19 ans, dans la cour des grands en reportant à Levallois-Perret le « titre suprême » de champion du monde de judo toutes catégories
LE « TITRE SUPRÊME » POUR TEDDY RINER
Déjà sacré champion du monde des lourds en 2007, le Français a su surmonter la peine de la perte de sa grand-mère vendredi dernier pour s’offrir un deuxième titre mondial chez les seniors.
En finale, il a battu le Russe Alexander Mikhaylin, 30 ans, champion du monde des lourds en 2005 et double champion du monde – lourds et toutes catégories – en 2001.
« C’est mon cadeau de Noël », a dit Riner, qui fut également médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Pékin.
« Il y avait de gros clients en face et en plus chez moi, je n’avais pas le droit de perdre. Je suis très content car c’était dur pour moi, pour des raisons personnelles.
« Ca fait du bien mais je me remets déjà en question. En 2009, je repars à zéro. »
MATTHIEU BATAILLE SUR LE PODIUM
Un autre Français est monté sur le podium puisque Matthieu Bataille s’est hissé dans le dernier carré en battant son compatriote Pierre Robin en quart malgré une blessure contractée en cours de combat.
Battu en demi-finale par Mikhaylin, il est monté sur la troisième marche du podium accompagné par le Polonais Grzegorz Eitel, champion d’Europe junior et victime de Riner en demie.
Sans surprise, chez les femmes, la Chinoise Tong Wen, championne olympique des plus de 78 kilos et grandissime favorite, a logiquement décroché le titre.
Après avoir écarté Eva Bisséni, dernière Française en lice, en quart de finale, elle s’est défaite de la Japonaise Megumi Tachimoto, grand espoir de la catégorie, en demie. Deux combats remportés avant le gong.
En finale, la Russe Elena Ivashchenko, championne d’Europe en titre, a tenu près de quatre minutes avant de s’incliner sur un deuxième waza-ari et de laisser le « titre suprême » à Tong, qui n’a jamais été contrainte à mener un combat à son terme en deux jours de compétition.
Le podium féminin est complété par une deuxième Japonaise, Mika Sugimoto, championne d’Asie 2005, stoppée par Ivashchenko en demi-finale.
Edité par Patrick Vignal reuters
